La liberté syndicale menacée à Aubagne

Dégradation des conditions de travail et de sécurité, mal-être, pressions et inégalités de traitement, c’est le lot quotidien de plus en plus d’agents municipaux qui ne peuvent désormais plus exercer leurs missions de manière sereine et qui ne se sentent plus respectés par leur hiérarchie. Mais à quoi joue l’administration du maire d’Aubagne ?

Est-ce ainsi que l’on gère une collectivité ? Comment ne pas penser qu’il existe une véritable volonté de mettre à genoux le service public municipal lorsqu’on observe la manière avec laquelle l’administration municipale maltraite ses propres agents. S’il n’était question que de simple méthode de management, l’administration mise en place par le maire d’Aubagne Gérard Gazay aurait beaucoup à apprendre. Mais voilà, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond depuis quelque temps dans les services municipaux.

En dépit de leur engagement professionnel, les agents municipaux sont victimes, selon qu’ils soient ou non dans les petits papiers du maire d’Aubagne et d’un Directeur Général des Services omnipotent, d’injustices flagrantes que ne cessent de dénoncer les représentants élus du personnel. Ces derniers ont beau alerter la municipalité sur la dégradation des conditions de travail et de sécurité, notamment sur les risques psychosociaux, rien n’y fait, l’administration reste sourde.

Pire, l’arbitraire et le clientélisme règnent sur les services municipaux. Les commissions administratives paritaires (CAP) sont devenues des chambres d’enregistrement où triomphent l’injustice et l’iniquité. Les règles en matière d’avancement de carrière ne sont pas plus respectées que les représentants du personnel dont l’avis n’est absolument pas pris en compte. Face à eux, un Directeur Général des Services tout puissant qui semble jouir de tous les droits, y compris celui d’opposer son véto à la progression d’un agent malgré l’avis favorable de sa hiérarchie. C’est au bon vouloir du prince. Et comme dans n’importe quel régime autoritaire, le pouvoir tente d’étouffer les voix discordantes qui s’interrogent sur le sens d’une telle méthode de gestion.

La liberté syndicale menacée par la Municipalité

Ainsi, la municipalité s’emploie à mettre des bâtons dans les roues de la CGT. Le syndicat a obtenu une large majorité de suffrages (80%) lors des élections professionnelles il y a quatre ans et ça n’est pas du goût de tout le monde. Les arrêtés de Dégagement d’Activités de Service (D.A.S) ne sont pas pris. Certains militants se voient systématiquement refuser leur demande de dégagement et l’administration refuse que les collègues de travail puissent être accompagnés par un(e) représentant(e) du personnel, comme c’est leur droit, lors d’un entretien avec leur hiérarchie ou la DRH. Plus de mille heures de délégation ont été soustraites au syndicat.

Nous pensons que les conditions d’un dialogue social serein et respectueux des uns et des autres sont très loin d’être réunies. Cela ne s’improvise pas. Il est le résultat d’un travail régulier et réciproque de bienveillance et de considération qui fait hélas bien trop souvent défaut. Le syndicat CGT des agents territoriaux de la Ville d’Aubagne n’entend pas en rester là et rappelle que la discrimination syndicale et l’entrave au droit syndical sont punies par la loi. Il se réserve le droit de poursuivre en justice la municipalité à chaque fois que nécessaire pour que la liberté syndicale et les droits des salarié(e)s soient respectés.

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