Plutôt que le chômage, le gouvernement attaque les chômeurs

Sous le règne Macron, tout devient plus simple. Il suffit de traverser la rue pour trouver du travail.

C’est dans les poches des plus mal logés, des salariés, des précaires et des retraités que le gouvernement va chercher l’argent qui lui est nécessaire pour financer les cadeaux fiscaux et autres exonérations qu’il octroie avec largesse aux plus riches. Ainsi va la vie sous nos tropiques où il n’est nul besoin de sortir les baïonnettes pour imposer à la grande majorité toujours plus de précarité et d’insécurité sociale.

La lettre de cadrage du Premier Ministre envoyée le 25 septembre aux partenaires sociaux annonce la nécessité de baisser les droits des demandeurs d’emploi de 3,9 milliards d’euros sur 3 ans. En additionnant les 500 ou 600 millions d’euros de droits récemment introduits par la loi pour les démissionnaires et les quelques indépendants, c’est une baisse de 4 milliards d’euros qui pourrait être imposée, soit en moyenne de 4 % à 12 % des allocations.

Sans surprise, le grand patronat est épargné : pas de « bonus-malus » mais un appel vague à la « responsabilisation des entreprises » et pas d’augmentation globale des cotisations patronales. En revanche, les chômeurs indemnisés (42,8 %) sont visés et, tout particulièrement, les travailleurs précaires. Le gouvernement reparle de dégressivité des allocations – et pas seulement pour les cadres – et aussi de sanctions accrues pour obliger les salariés à accepter des emplois dégradés.

Pour la CGT, il est indispensable de renforcer la solidarité – à l’heure où seulement 43% des chômeurs sont indemnisés – et de lutter contre la précarité pour l’éradiquer.

La CGT propose un droit au travail, un revenu de remplacement pour toutes celles et tous ceux qui en sont privés. Cela passe par l’égalité salariale femmes-hommes, par la prise en compte de la situation des primo-arrivants, notamment les jeunes sortant des études, par des mesures pour les séniors et pour les chômeurs de longue durée.

Nos propositions peuvent être financées par la remise à plat des exemptions et exonérations qui assèchent le financement de toute la protection sociale (sécurité sociale, retraites complémentaires comme assurance chômage). Nous revendiquons le déplafonnement des cotisations sur les plus hauts salaires (au-delà de 13 000 euros mensuels). Pour lutter contre la précarité sous toutes ses formes, nous développons nos propositions de sur-cotisations sur les contrats en CDD et sur les CDI à temps partiels imposés.

Il n’est évidemment pas question pour la CGT de négocier à la baisse les droits des chômeurs. Nous refusons le principe et le contenu de la lettre de cadrage et nous avons l’intention de négocier sur la base de nos propositions.

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