News-later (*)

Nos collègues de la direction de la communication produisent une newsletter hebdomadaire. Plus de 2000 abonnés la reçoivent chaque semaine, ainsi que les quelque 600 agents de la ville qui disposent d’une boite mail Kerio. Ceux qui prennent le temps de la lire peuvent ainsi s’informer, entre autres, du programme du week-end… à condition que notre DGS daigne la laisse passer sur la liste de diffusion avant le lundi ! Une anecdote symbolique du fonctionnement de la ville.

Quelle ne fut pas notre surprise ce lundi 29 octobre, peu avant midi, lorsque nous avons reçu sur nos boites Kerio respectives la newsletter événementielle datée du 23 au 29 octobre ! Les principaux événements (dictée Marcel Pagnol, Marche Rose, festival du Conte) étaient tous passés, puisqu’ils avaient eu lieu la veille ou l’avant-veille.

Nos collègues de la communication auraient-ils des petits soucis avec le temps qui passe ou la chronologie en général, au point de se retrouver à envoyer un support de communication assurant la promotion d’événements après qu’ils aient eu lieu ? Renseignement pris, ce manque de fraîcheur n’a pas impacté les 2000 abonnés « normaux », puisqu’ils ont reçu la newsletter en question dès le vendredi.

En revanche, s’agissant de l’envoi à ata (cela signifie « à tout Aubagne », c’est la liste de diffusion pour l’ensemble des boites mails des agents municipaux), la validation repose sur un seul homme : le directeur général des services. Pourquoi donc cette exclusivité ? Une telle validation semblerait tout à fait pouvoir être déléguée à la directrice générale des services adjointe, à la directrice de la communication, à la directrice des ressources humaines… D’autant que les messages ne se bousculent plus sur ata, après les sévères restrictions qu’il a lui même imposées (plus de messages émanant du théâtre Comœdia, de la Médiathèque Marcel-Pagnol, des Pénitents Noirs… un problème avec la Culture peut-être?).

Le symbole même du fonctionnement de la Ville sous l’ère Gazay

montre_coulante_01Seulement voilà : le DGS de la ville d’Aubagne met un point d’honneur à tout vérifier, tout viser, tout valider. Pourquoi pas, nous direz-vous. Compte tenu du salaire mirobolant qui est le sien, il peut bien s’astreindre à toutes sortes de tâches, y compris les plus rébarbatives, quitte à y passer 18 heures par jour.

Seulement voilà, bis : notre DGS ne travaille pas 18 heures par jour, et c’est tant mieux (on lui souhaite d’avoir du temps libre pour se reposer, se détendre, se cultiver…). Mais clairement, sa capacité de travail n’est pas suffisante pour absorber l’ensemble des documents qu’il prétend vérifier. Résultat : ça coince dans les tuyaux.

Cette incapacité à déléguer – et à faire confiance – a pour conséquences des retards considérables et des dysfonctionnements de grande ampleur au sein de l’administration aubagnaise, qui impactent non seulement les agents, mais aussi les usagers, les fournisseurs et tous les partenaires de la ville.

Ce que nous vous rapportons comme une simple anecdote est ainsi le symbole même du fonctionnement de la Ville sous l’ère Gazay : une incapacité à être dans le bon tempo, une absence d’anticipation, des décisions prises en décalé, à contretemps, quand elles ne sont pas carrément contre-productives (en l’occurrence, le DGS aurait été avisé de ne pas valider l’envoi de cette newsletter périmée).

Mais tout cela ne vous surprendra pas, si vous avez suivi ce qu’il s’est passé du côté de la médiathèque ces derniers mois et qui a défrayé la chronique locale. Dans La Provence, le maire s’interrogeait sur les dysfonctionnements de son administration. S’il veut vraiment comprendre pourquoi ça ne marche pas, il n’a que quelques mètres à faire depuis son bureau à l’hôtel de ville et à observer comment travaille celui qu’il a placé la tête de l’organigramme de la ville d’Aubagne depuis 2014.

 

(*) Petite explication pour ceux qui ne sont pas très familiers avec l’anglais : une newsletter est une lettre d’informations. Nous nous sommes donc permis ce petit jeu de mots (dont nous sommes particulièrement fiers), qui a consisté à associer l’abréviation de newsletter (« news ») avec l’adjectif anglais « later » qui signifie « plus tard ». L’ensemble se prononce presque comme newsletter, et peut se comprendre comme « les nouveautés (en matière d’organisation), ce sera pour plus tard ». Pas mal, non ?

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