Liberté syndicale bafouée : Et maintenant l’intox !

À quelques jours des élections professionnelles, la direction municipale tente par tous les moyens de réduire l’influence de la CGT et d’imposer « son » syndicat. Dernier exemple en date : le sabotage de la journée d’information syndicale organisée le 29 novembre.

Le 29 novembre, les agents de la Ville d’Aubagne étaient invités par notre organisation à participer à un temps d’information syndicale. L’administration municipale ayant été prévenue huit jours avant cette date, rien a priori ne pouvait faire entrave à ce droit. C’était sans compter sur une Direction des Ressources Humaines qui se livre à un jeu trouble depuis plusieurs semaines. La proximité des élections professionnelles inquiète dans les étages supérieurs et l’état de fébrilité déjà perceptible au moment du dépôt des listes de candidat(e)s est monté d’un cran cette semaine. Pour permettre à tout un chacun de bénéficier de ce temps d’information, la CGT avait prévu deux créneaux horaires, de 9h à 12h et de 15h à 18h, en tenant compte à la fois des disponibilités des agents et des nécessités de services, chaque agent ayant droit à prendre 3 heures pour s’informer (*).

Le 27 novembre, soit deux jours avant la journée d’information, cette même DRH s’est autorisée, avec ce zèle qu’on lui connaît lorsqu’il s’agit de mettre sous l’éteignoir le droit syndical, à envoyer un e-mail dans les services en prétendant que les heures d’information ne pouvaient être maintenues en matinée au prétexte qu’il n’y aurait personne pour les animer. En cause, des heures légales de dégagements syndicaux insuffisantes – les élu(e)s CGT n’ont pas économiser leur temps pour défendre les droits des collègues – pour assurer la permanence de cette journée. Or, aucun règlement ne stipule que ces heures d’information doivent être amputées sur ce capital temps et notre organisation est suffisamment aguerrie pour organiser légalement cette permanence sans avoir à l’utiliser.

L’administration n’a pas à autoriser le droit, c’est le droit qui s’impose à elle

Le syndicat a la liberté de choisir qui pour animer ces séances à partir du moment où la réglementation est respectée. De plus, un local syndical n’est pas un local administratif et ce qui se passe dans notre local ne regarde que nous. Mais le droit syndical, et par conséquent celui des salariés, semble avoir les pires difficultés à se frayer un chemin dans les couloirs de la DRH. De nombreux agents ont été trompés et n’ont pas pu participer à ces temps d’information alors même que la réglementation les y autorisait. Notre belle organisation a été sabotée par une administration qui se fiche complétement des droits des salarié(e)s et dont les gesticulations grotesques n’ont pas d’autre objectif que de faire le lit d’un syndicat « maison » construit précipitamment sous la bannière de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC) pour réduire l’influence de la CGT.

Le constat est à la fois alarmant pour les droits des salarié(e)s et inquiétant pour l’avenir du service public Aubagnais. En limitant l’expression de la CGT, la municipalité espère anéantir ce contre-pouvoir exercé par notre organisation, un contre-pouvoir pourtant nécessaire à l’exercice de la démocratie. Mais de la démocratie elle n’en a cure, émoustillée qu’elle est par le sentiment de toute puissance que lui procure le pouvoir. Elle devrait pourtant savoir que ce dernier est éphémère et qu’il conduit parfois au naufrage ou à l’exil. De plus grands souverains ont en fait l’amère expérience.

 

(*) Pour rappel, chaque agent a droit à 1 heure d’information mensuelle cumulable sur trois mois maximum. Le 29 novembre, il s’agissait en l’occurrence des mois de novembre et décembre, soit 2 heures. De plus la réglementation accorde à chaque agent une heure supplémentaire dans la période exceptionnelle des élections professionnelles. Soit un total de 3 heures d’information syndicale (H.I.S.) prévues pour cette journée. S’il veut en bénéficier, l’agent doit prévenir sa hiérarchie au moins 48 heures avant. Il ne s’agit pas là d’avoir une autorisation mais bien seulement de prévenir.

2 Commentaires

  • Cher vaillant de syndicaliste,
    Dommage que vous n’avez rien compris, cela s’appelle du dialogue social aux yeux et aux oreilles de notre cher direction des ressources humaines sous l’autorité de notre cher et charitable G.
    Bien évidemment si vous faites un petit effort de compréhension vous saurez que notre cher G, vous veux que du bien pour accéder à ce projet, démocratique qui est la représentativité bien sûr des agents de la ville d’Aubagne.
    À mon avis tout sais malfaçon, cet excès de pouvoir, cette autorité outrancière, cet autisme, cet aveuglement si j’ose dire, n’est que la preuve que cette direction crains la présence de la CGT dans ce monde à qui se veut honorable à représenter l’ensemble des agents afin de faire Valloire leur droit qui est bien sûr ta tuteur donc à mon avis permettez-moi de dire à bon entendeur la CGT continuera le chemin de lutte, de combat, qui est légitime.
    Les hommes se distinguent par ce qu’ils montrent et se ressemblent par ce qu’il cachent……
    À méditer

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