Action sociale : Le choix du COS Méditerranée en question

Offres et tarifs peu attractifs, indigence des prestations sociales, tours de passe-passe budgétaire… le personnel municipal s’interroge sur l’utilisation qui est faite de la dotation versée chaque année par la Ville d’Aubagne pour les œuvres sociales en faveur des agents.

La dotation budgétaire allouée chaque année à l’action sociale par la Ville en faveur de ses agents depuis la dernière mandature est de 110.000€. Pour être plus précis, elle a été prévue la 1ère année à 130.000€ mais faute d’avoir complètement été utilisée, elle a été ramenée à la somme actuelle. La somme consacrée à l’action sociale est gérée par l’administration au bénéfice normalement de tous les agents. L’ensemble du personnel n’a que peu son mot à dire. C’est bien ce que déplorent régulièrement les élus du personnel Cgt au Comité technique.

Cette somme qui devait être à la hauteur de 1% de la masse salariale, ce qui est loin d’être le cas, n’est pas utilisée, depuis le début de la mandature, dans son intégralité. Les différents soldes annuels ne sont pas pour autant acquis et reversés, comme logiquement on pourrait l’imaginer, en plus de la dotation budgétaire de l’exercice suivant. Ils sont tout simplement réinjectés dans le budget global de la Ville, servant accessoirement à combler des déficits. Ainsi, en 2016 le solde de 45255,50€ et celui de 2017 de 46335,00€, sur un budget initial de 110.000€, ont tout simplement disparu, noyés dans l’ensemble des différents exercices budgétaires. Ainsi, de fait ils n’ont pas servi à l’action sociale que l’on croyait sanctuarisée. Ils ont bien pallié à une gestion financière désastreuse au détriment chaque année des bénéficiaires que sont les agents de la ville.

Nombreux sont celles et ceux qui ont constaté qu’en définitive, le COS n’est pas du tout compétitif sur le marché du voyage, des parcs d’attraction ou de l’offre culturelle.

Dès le début, le choix de faire appel à un organisme privé – le COS Méditerranée – dont l’origine résulte d’accords entre des entreprises privées confirme la vision libérale de cette municipalité. Non seulement elle a commencé par minorer le budget de l’action sociale en faveur des agents de la Ville puis a fait aussi en sorte de s’employer à limiter ses dépenses, mais en plus elle a confié à un organisme privé une partie de la gestion de ce budget moyennant bien évidement quelques subsides. En effet, « l’adhésion » à cet organisme « nous » coûte 13140€ soit près de 11% de la dotation globale. Si on la compare aux prestations délivrées par le COS aux agents de la Ville, cette adhésion représente près de 25%. On peut raisonnablement se poser la question du rapport adhésion/prestations. Est-ce bien nécessaire d’honorer une telle adhésion, au vu du peu d’intérêt que suscite l’offre auprès des bénéficiaires ? Car l’organisme en question prend bien évidemment des commissions sur les prestations qu’il propose ou facture à défaut des frais de fonctionnement, ce qui explique en partie pourquoi il n’est pas attractif. Nombreux sont celles et ceux qui ont constaté qu’en définitive, le COS n’est pas du tout compétitif sur le marché du voyage, des parcs d’attraction ou de l’offre culturelle. Il est plus économique, mais aussi plus simple d’être en contact avec des voyagistes et directement avec les parcs d’attractions, musées, cinémas ou autres.

Ainsi donc, on ne peut que constater l’intérêt induit de notre chère administration de faire que le budget consacrée à l’action sociale ne soit pas entièrement dépensé. Notamment tout d’abord en minimisant l’information auprès des agents et ensuite en proposant des offres peu intéressantes ou compliquées à mettre en œuvre pour les bénéficiaires que nous sommes. Nous pourrions dire aussi que les offres sur le plan social ne sont pas à la hauteur des attentes des agents. Les représentants Cgt du personnel, ont pourtant demandé régulièrement à ce qu’elles soient revues, sans succès. Là encore l’administration comme à son habitude, sûre de son fait, nous enfume. Sa réponse a été de proposer un questionnaire pour connaître les souhaits des agents. Ce questionnaire, pour lequel aucun représentant du personnel n’a été consulté dans son élaboration, a mis des mois avant d’être réalisé. Les résultats enfin annoncés n’ont été recueillis qu’auprès de 8% des salariés. Rien de très efficient donc, si ce n’est que de gagner du temps et accessoirement de l’argent non dépensé. De là à considérer que cette « mainmise » sur nos droits serve à contribuer à établir un budget de la commune en équilibre, il n’y a qu’un pas.

Le Noël des enfants réduit à un après-midi jeux de ballons

Les élus du personnel Cgt ont pourtant fait des propositions, comme par exemple augmenter la contribution de notre employeur à la Mutuelle, mais aussi l’ensemble des prestations sociales proposées : aides à la rentrée scolaire des enfants des agents et notamment des étudiants, soutiens financiers à ceux qui rencontrent des difficultés dans leur vie (décès, longue maladie, endettement…), participations aux activités culturelles, sportives …etc.

Que dire aussi de l’indigence des prestations proposées pour le Noël des enfants réduit à un après-midi jeux de ballons, avec une sélection de jouets de piètre qualité sans aucun souci de choix éthique et un paquet de bonbon ridicule pour un budget de 20.000€ en 2016 revu à la baisse en 2017.

>Résolument, le COS n’est pas la réponse attendue par les agents en matière d’action sociale. Quand cette municipalité fera t-elle un peu confiance à ses agents, à leurs élus du personnel pour faire en sorte qu’ils soient intéressés aux choix qui les concernent et à la gestion de l’action sociale dont, nous le rappelons, ils sont les bénéficiaires ? Quand les responsables administratifs zélés de cette municipalité cesseront-ils de faire des jeux d’écriture et des transferts de budgets pour pallier à la gestion déficiente de cette municipalité ?

Pour l’instant et depuis un moment, nous nous voyons ainsi spoliés du budget consacré à l’action sociale. Tout comme nous le constatons chaque jour aussi dans nos services, nous avons de moins en moins les moyens pour travailler correctement et en sécurité.

Le constat est sévère : Le Service public est laissé à l’abandon au profit du privé. Et ce, certainement pas, ni à court ni à long terme, au bénéfice de la population …et des agents de la ville.

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