Aubagne : l’administration municipale ne comprend que le rapport de force

Le report de la Commission Administrative Paritaire (CAP) obtenu par les élus CGT et FSU du personnel municipal avec le soutien des agents nous enseigne que face au mépris affiché par la municipalité d’Aubagne et son administration générale seule la mobilisation solidaire est efficace. Il faut retrouver les vertus de la solidarité dans l’intérêt général.

Sur l’asphalte, mobilisés, malgré l’enfumage et les manœuvres exacerbées, les élu.e.s CGT et FSU du personnel de la Ville d’Aubagne soutenus par une centaine d’agents ont obtenu que la Commission Administrative Paritaire (CAP) n’ait pas lieu. Et si la situation n’évolue pas, il faudra recommencer encore et encore jusqu’à ce que nous soyons entendus.

Le 28 juin, jour de la CAP, tous les représentants du personnel siégeant en catégorie A, B et C étaient convoqués à 9h30 précises, salle Ambroise-Croizat. Lorsque les élus du personnel des catégories B et C des syndicats CGT et FSU sont entrés dans la salle – les élus CFTC de la catégorie A et B s’étant évaporés entretemps – le maire d’Aubagne et président de la CAP Gérard Gazay a demandé aux élus du personnel de catégorie B de sortir, arguant de nouvelles règles qui font fi du protocole d’accord relatif à la CAP en vigueur. La suite, vous la connaissez : les élus du personnel ont refusé de quitter la salle, malgré la menace d’un dépôt de plainte formulée par le maire, une attitude qui résume à elle seule ce qu’entend Monsieur Gazay par « dialogue social ». Résultat : La commission a été annulée faute de pouvoir se réunir et elle est donc reportée.

L’union fait la force

Ce que nous en retenons, c’est que face aux interprétations partisanes puis à l’intransigeance et pour finir les menaces, seule la mobilisation solidaire (et donc le rapport de force) est efficace.Tous ceux qui se sont mobilisés, qu’ils aient pu ou pas être présents le matin de cette CAP, ont pu constater que l’union fait la force. Nous avons obtenu en définitive d’annuler cette CAP. Les conditions n’étaient pas requises pour que l’équité soit de mise. Avant de commencer nous avons eu droit une tentative de manipulation indigne et méprisante.

Pourtant, nous considérons que le dialogue social est une nécessité incontournable, ce qui se traduit par la négociation lorsqu’il y a un désaccord. Chacune des parties alors doit, pour aboutir, faire des concessions. Or notre maire l’a déjà dit maintes fois : il ne veut pas changer d’avis. Quant à son administration elle se fourvoie dans la non-réponse ou pire dans des interprétations partisanes du droit et ce depuis des mois.

S’il faut en tirer une leçon, c’est qu’il ne faut plus se laisser faire face à ce type d’attitude. Il faut compter sur la mobilisation, retrouver les vertus de la solidarité dans l’intérêt général, dans l’intérêt de tous. Ceux qui ont fait, font ou feront le choix de l’intérêt particulier quitte pour certains à trahir et à tourner sans vergogne leur veste sont, seront dans une impasse tôt ou tard et si ce n’est pas eux ce seront les générations futures.

Notre statut, nos « conquis » sociaux ont fait l’objet de luttes de beaucoup d’anciens, parents, grands-parents qui les ont gagnés dans la mobilisation et la solidarité. Si, à notre tour, nous ne les défendons pas dans le même souci de l’intérêt général alors qu’il sont particulièrement mis à mal, certainement beaucoup d’entre nous et tout particulièrement les générations futures en souffriront.

Alors une seule solution : n’ayons plus peur, retrouvons le sens de la lutte et de la défense de ces « conquis », mobilisons-nous ici en premier lieu localement, mais aussi globalement face au pouvoir de ceux toujours moins nombreux qui veulent imposer leurs dictats au plus grand nombre.

Un commentaire

  • je pense sincèrement que le courage ou/et l’opportunisme sont à ‘origine de la situation que nous vivons. Pourtant, l’histoire à démontré et prouvé que c’est dans certains sacrifices que l’on trouve la liberté, la dignité et la vie.
    Que représente un avancement de grade ou une augmentation du RIFSEP face à la dignité la liberté et la fraternité.

    Voici un poème de William Ernest Henley repris par Nelson Mandela. Quel exemple !

    Dans les ténèbres qui m’enserrent,
    Noires comme un puits où l’on se noie,
    Je rends grâce à Dieu quel qu’il soit,
    Pour mon âme invincible.

    Dans de cruelles circonstances,
    Je n’ai ni gémi ni pleuré,
    Sous les coups du hasard,
    Ma tête saigne mais reste droite.

    En ce lieu de colère et de pleurs,
    Se profile l’ombre de la mort,
    Et bien que les années menacent,
    Je suis et je resterai sans peur.

    Aussi étroit soit le chemin,
    Nombreux les châtiments infâmes,
    Je suis le maître de mon destin,
    Je suis le capitaine de mon âme.

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