Ville d’Aubagne : le dialogue est-il encore possible ?

L’administration municipale est-elle enfin décidée à nouer un dialogue constructif avec les élu.e.s du personnel ? La rencontre prévue le 5 septembre entre d’une part les organisations syndicales et, de l’autre, le directeur général des services, avant la prochaine CAP, nous éclairera sur ses intentions réelles.

Comme il s’y est engagé le 28 juin, le Directeur Général des Services de la Ville d’Aubagne, Joël Raffin, a convié les représentants du personnel à une réunion, le jeudi 5 septembre avant la prochaine Commission Administrative Paritaire (CAP). Les élu.e.s CGT qui appellent depuis longtemps à à un véritable dialogue social ont répondu évidemment favorablement à cette invitation tout en demandant que soit explicitement défini un ordre du jour à cette rencontre.

En effet, la seule volonté de répondre à un engagement du directeur général des services ne peut être satisfaisant. On sait qu’il sera question de la Commission Administrative Paritaire (CAP) reportée à la suite de la forte mobilisation des agents le 28 juin dernier (lire notre article) pour dénoncer les conditions dans lesquelles s’est déroulée sa préparation. Mais cela ne suffit pas à combler le fossé creusé depuis trop longtemps entre les élu.e.s du personnel et l’administration municipale dont la Cgt a maintes fois dénoncé l’absence d’une volonté de dialogue.

Dans un courrier adressé au maire d’Aubagne et président de la Commission Administrative Paritaire (CAP) Gérard Gazay, l’intersyndicale CGT/FSU majoritaire avait non seulement réclamé qu’une nouvelle date soit fixée pour la CAP annulée le 28 juin mais aussi que soient réexaminées de manière impartiale les évaluations des agents dans le cadre de la promotion interne et que soit revu à la hausse le nombre de promotions sans quota jugé trop faible (lire notre article précédent).

Ainsi, dans un courriel adressé récemment à la directrice des ressources humaines Chantal Escoffier, les élu.e.s Cgt du personnel ont rappelé les propositions qu’ils avaient faites concernant notamment l’évaluation des agents. Ils ont également dénoncé la méthode de travail unilatérale de l’administration municipale.

Les propositions faites par les élu.e.s CGT ont été bien accueillies par l’ensemble du personnel

Pour rappel, les élu.e.s CGT réclament que soient prises en considération leurs propositions de grille d’évaluation et de critères qui ont été transmises à la DRH. Il semblerait qu’elles soient largement bien accueillies par l’ensemble des agents, ce qui est un bon indicateur pour qu’elles soient sérieusement envisagées. Ils réclament également que soient abandonnées toutes les évaluations faites car caduques, et qu’elles soient refaites sur la base de leurs propositions dans la plus grande transparence privilégiant un rapport de sérénité et de confiance dans la relation évaluateur/évalué tant sur la forme que sur le fond.

Pour les élu.e.s CGT il ne s’agit pas de se substituer à la chaîne hiérarchique qui est la seule légitime pour faire les évaluations. Leurs propositions de critères qui intègrent notamment l’évaluation faite par la hiérarchie, sont une aide à la présélection afin de définir une liste restreinte d’agents promouvables. Aux directions adjointes et aux directions de services ensuite de la prendre en compte pour proposer à la CAP celles et ceux qui doivent être promu.e.s. Les argumentaires et les débats en son sein devant éclairer l’administration dans le choix final qui est de son unique responsabilité.

Les élu.e.s CGT réclament en outre que soit revu à la hausse le nombre de promotions sans quota. En effet, seulement 27 agents sur 217 ont reçu un avis favorable pour la nomination d’agent de maîtrise par le DGS. Pourquoi un nombre si restreint ? Les élu.e.s du personnel veulent être associés aux prises de décisions.

Enfin, le changement qui a été orchestré dans la mise en oeuvre de cette dernière commission sans aucune concertation ni même information avec les représentants majoritaires du personnel, écrit le syndicat CGT, est tout simplement inadmissible. Il dénonce le choix d’en informer seulement une partie des représentants à cette instance, tout le monde ayant pu constater la connivence des élu.e.s CFTC avec l’administration municipale.

La délégation CGT qui assistera la réunion du 5 septembre est composée de Sandra Barra, Cathy Maize, sabelle Laussine, Moncef Ferchichi, Albert Pujalat et Thierry Noygues.

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