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2019 dans le rétro

Comme d’autres, nous sacrifions nous aussi à la tradition en vous proposant cette rétrospective de l’année 2019. Nous nous contenterons quant à nous de jeter un œil dans le rétro à travers le prisme de l’activité syndicale des organisations CGT du personnel de la Ville d’Aubagne.

L’année 2019 a été marquée indubitablement par les exercices de contorsion de l’administration municipale qui s’est évertuée tout au long de l’année à empêcher le dialogue social par tous les moyens (en savoir plus).

La nette victoire des listes CGT lors des élections professionnelles de décembre 2018 (en savoir plus), seulement altérée par les manœuvres en coulisses pour faire invalider l’une de nos listes (en savoir plus), a été un coup de semonce pour l’administration municipale. Cette dernière pensait qu’en abattant sur la table la carte de la CFTC, un syndicat constitué aux forceps pour réduire l’influence et l’activité de nos organisations, elle allait avoir le champ libre pour décider de tout en toutes circonstances sans que quiconque vienne troubler son breuvage. Dénonçant la manipulation et l’insincérité que représentaient les listes CFTC, nous avons regretté ces pratiques qui contribuent à saper les fondements de notre démocratie à chaque fois que certains y recourent.

Plutôt que de retenir les leçons de cette défaite qui validait le travail sur le terrain de nos délégués pour rendre justice aux salariés et préserver ce qui peut l’être encore des services à la population, l’administration municipale s’est recroquevillée sur elle-même tel un château assiégé, redoutant le dialogue dont les vertus lui échappent (en savoir plus).

Des manœuvres grossières

L’année 2019 aura donc été marquée par des échanges infructueux entre l’administration municipale et les représentants du personnel. Tout a été compliqué, tronqué, les cartes biseautées. Là où le débat et l’expérience auraient été les garanties d’un échange sérieux pour avancer sur des dossiers tout aussi sérieux (promotion interne, RIFSEEP), la direction des ressources humaines a sapé les fondements d’un dialogue social constructif en réinterprétant le droit à sa convenance et en organisant la rétention d’informations en direction de certains élus du personnel (en savoir plus), toutes manœuvres grossières pour réduire à néant le dialogue qui ont été couvertes par la Municipalité.

À la suffisance des élus de la majorité municipale absorbés par leurs smartphones pendant le déroulement des instances paritaires (en savoir plus), à l’enfumage permanent du Directeur général des services pendant les mêmes instances, le mépris affiché par le maire d’Aubagne Gérard Gazay à l’endroit des délégués du personnel, et par ricochet des employés, a révélé la nature du pouvoir local : un pouvoir petit-bourgeois recroquevillé sur une vision passéiste et dogmatique de la société, hostile à l’expression et à l’organisation des travailleurs (en savoir plus). Perchée, la municipalité d’Aubagne et son maire ont acquis la certitude d’appartenir à une « élite ». Ce sentiment est prégnant dans chacune de leurs décisions; il n’est pourtant qu’une illusion dont seule la psychologie peut expliquer les ressorts.

Les élu.e.s CGT du personnel en Commission Administrative Paritaire (CAP)

Las de ne pas être entendus, les élus CGT et FSU du personnel interpellaient le maire et les membres de la Commission Administrative Paritaire (CAP) en octobre. Une motion était lue dans laquelle ils déploraient l’incapacité de la municipalité à dialoguer avec les élus du personnel, les discriminations professionnelles et la dégradation des conditions de travail (en savoir plus).

La Médiathèque municipale en danger

Ce mépris à l’égard des employés s’est manifesté sans retenue ni aucune pudeur lors du conflit qui a provoqué au début de l’année 2019 le débrayage des agents de la Médiathèque municipale qui protestaient contre le non-respect des engagements financiers pris par la Ville (en savoir plus). À la suite de la mobilisation des professionnels et des usagers de la Médiathèque inquiets pour l’avenir de cet équipement culturel, le maire d’Aubagne s’est déchargé, par voie de presse, de ses responsabilités en jetant le discrédit sur le personnel de la Médiathèque et sur sa propre administration. Des propos jugés inacceptables par le personnel et leurs représentants syndicaux qui, dans un courrier adressé en septembre au maire, sollicitaient un rendez-vous avec le premier magistrat de la commune afin de lui exposer la réalité de la situation budgétaire de la Médiathèque, et, documents à l’appui, lui prouver l’impasse dans laquelle elle se trouve, malgré le respect des procédures et le sérieux des tâches effectuées (en savoir plus). Fort heureusement, la mobilisation, à la fois des professionnels et des usagers, pour défendre le budget de la Médiathèque finissait par porter ses fruits et les nouveautés de la rentrée littéraire prenaient leur place sur les étagères.

Car l’année 2019 fut aussi faite de quelques avancées (certains diront que les mobilisations ont seulement évité que l’état des services à la population se dégrade davantage), certes très insuffisantes, mais qui démontrent une fois de plus que celles et ceux qui luttent ne gagnent pas toujours mais que celles et ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu. Il a fallu attendre la fin du mandat, pour que le maire d’Aubagne et son administration répondent à deux revendications des délégués CGT du personnel municipal inscrites dans un « cahier revendicatif » depuis plusieurs années : la revalorisation du chéquier-cadeau et l’augmentation de la participation employeur à la complémentaire santé des agents (en savoir plus).

La CGT veille au grain

Le travail et la ténacité des élus CGT auront permis en 2019 d’avancer vers plus de justice dans l’évolution de carrière des agents et vers une reconnaissance de leur engagement au service du public. Ainsi le nombre d’agents promus au grade d’agent de maîtrise a été revu à la hausse sous la pression des représentants du personnel qui ont également obtenu qu’une réunion de travail concernant les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM).

Par ailleurs, la CGT a été particulièrement vigilante en ce qui concerne l’attribution d’une prime (NBI) accordée aux agents exerçant leurs missions dans les établissements situés en zone prioritaire ou dans la bande des 300 mètres de la zone (en savoir plus). En 2018 les agents de l’école maternelle Nelson-Mandela au Charrel ont pu obtenir cette prime avec l’aide de la CGT et notre organisation a fait la démonstration que les employés de la crèche et de la maternelle de la Garenne situées dans la bande des 300 mètres, pouvaient eux aussi bénéficier de cette prime. Quant aux employés de la halle des sports du Charrel, leurs dossiers ont été portés au tribunal administratif afin que leurs droits à cette prime leur soit accordé. Et ce n’est que la partie émergée du travail quotidien réalisé par les délégués CGT du personnel qui veillent chaque jour à défendre les droits des salariés contre une administration qui traîne les pieds.

On l’appelle « DD »

2019 c’est aussi le premier anniversaire en septembre de la naissance de notre média. On l’appelle « Dédé » et ce pourrait être le nom d’un pote. C’est le petit nom qui circule désormais sur les réseaux sociaux et de bouche à oreille dans les services municipaux d’Aubagne. Véritable ovni dans la galaxie des médias syndicaux, il est d’abord l’addition de choix rédactionnels originaux et pertinents. Si la défense des services à la population est au cœur de son engagement, il est aussi une source d’informations et d’inspiration pour celles et ceux qui imaginent à quoi pourrait ressembler demain une ville à hauteur d’Homme où la solidarité et son corollaire culturel et économique pourraient faire leur nid.

Si Droits Devant s’adresse d’abord aux agents de la collectivité en leur fournissant notamment des informations pratiques, juridiques, statutaires auxquelles ils n’ont pas toujours accès, il ouvre grande une fenêtre en direction des usagers qu’il interroge sur la qualité de l’offre qui leur est faite. Avec quelque 35.000 visiteurs annuels, DD semble avoir trouvé son public.

One thought on “2019 dans le rétro Laisser un commentaire

  1. Et Dédé, ça nous rappelle aussi Dédé Borel, emblématique militant et élu syndical CGT (il a donné son nom à la salle de la Bourse du Travail) qui a mené tant de combats ! Et ça fait du bien de penser aux belles personnes comme lui, comme de savoir qu’il a des successeur·e·s qui se battent aussi !

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