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Prime COVID : il y aura débat le 1er octobre

Réclamée au plus fort de la crise sanitaire par les syndicats CGT du personnel de la Ville d’Aubagne, la prime COVID a été inscrite à l’ordre du jour du Conseil technique du 1er octobre prochain. Quels sont les critères d’attribution ? Qui peut en bénéficier ? Les propositions faites par l’administration municipale ne rencontrent pas l’adhésion des représentants du personnel.

Dans un courrier adressé aux agents municipaux le 25 mai dernier, la directrice générale des services Delphine Mansion avait tenu à l’occasion de sa prise de fonction à souligner le sens aigu de l’intérêt général et à remercier les agents du service public municipal pour leur engagement. Elle avait notamment ouvert la voie à l’étude du versement d’une prime aux agents mobilisés dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Cette prime est désormais inscrite à l’ordre du jour le 1er octobre prochain du Comité technique mais les critères d’attribution sont loin de faire l’unanimité au sein des organisations syndicales CGT comme du personnel concerné. En cause : le mode de calcul. Il se ferait sur une semaine type. Le montant de la prime évoluerait en fonction du nombre de jours travaillés par semaine pendant la période du 17 mars au 1er juin 2020.

Pour les organisations syndicales CGT, il serait plus juste de calculer au prorata des jours travaillés pendant cette période, les agents n’ayant pas tous travaillé sur la totalité de cette période. C’est le cas ailleurs, dans d’autres collectivités territoriales, où la prime a été calculée en fonction du nombre de jours travaillés au plus fort de la crise sanitaire. Ce mode calcul plus simple a l’avantage de n’oublier personne et il faut espérer que sur ce point représentants du personnel, administration municipale et élus municipaux siégeant au Comité technique parviennent à un accord.

Autre point qui risque de faire débat : la notion de « présentiel ». Si à travers cette prime COVID, il s’agit de récompenser les agents qui ont effectivement pris leurs postes pendant la période de confinement pour assurer les missions essentielles de service public, comment évaluer le travail et le montant de la prime versée aux agents placés en « télétravail » ? En d’autres termes, si cette prime COVID est une prime de risque encouru, que les agents présents sur leur lieu de travail aient été directement ou non au contact du public, elle doit être versée de manière équitable.

Pour les organisations CGT il ne peut pas y avoir d’égalité de traitement entre le présentiel et le télétravail. Les agents présents sur leur lieu de travail ont beaucoup plus été exposés, contraints au déplacement et pour beaucoup à être au contact direct ou indirect (nettoiement de l’espace public ou des locaux municipaux et des écoles) du public. Ils doivent donc logiquement être plus indemnisés que ceux qui ont effectué du télétravail.

Les représentants CGT du personnel affirment être en mesure de faire des propositions en ce sens dans un équilibre plus juste. Il y aura donc débat le 1er octobre.

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