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ATSEM : Une profession toujours en manque de reconnaissance

On les appelle les « tatas » mais que savons-nous des missions de ces agents territoriaux qui mènent chaque jour de front plusieurs missions dans les écoles auprès des enseignants et des enfants ? Rien ou presque. Ces agents de l’ombre qui, depuis leur nouveau statut de 2018 font partie de l’équipe éducative, souffrent d’un manque de reconnaissance en dépit de leur rôle primordial pour le bien-être de nos enfants.

L’école est à la fois un lieu d’apprentissage et de socialisation pour les plus jeunes. De nombreuses compétences complémentaires y sont déployées. Outre les enseignants, animateurs, gardiens, agents techniques, il y a le Agents Territoriaux Spécialisés des Écoles Maternelles (ATSEM). Grâce à leur CAP Petite Enfance, ils remplissent de nombreuses missions et jouent un rôle primordial pour le bien-être des plus jeunes. Tout au long de la journée, ils prennent soin d’eux et participent à leur vie scolaire.

Ils sont auprès des enseignants pour accueillir les enfants lorsqu’ils arrivent à l’école, assistent l’enseignant en participant aux activités et ateliers (peinture, jeux…), animent les activités pédagogiques, aménagent et entretiennent les locaux ainsi que le matériel destiné aux enfants. Ils les encadrent également pendant les repas et les siestes en les aidant à manger, s’habiller…tout en leur donnant beaucoup d’affection. Véritable complément de la maîtresse ou du maître, les ATSEM contribuent incontestablement à l’équilibre des enfants de maternelle.

Ces agents de l’ombre se voient donc assurer de multiples tâches et fonctions – que la crise sanitaire rend encore plus complexes –  sur une journée qui dure en moyenne 10h par jour et devant supporter une double hiérarchie. Tandis que nos lois concernant l’éducation évoulent, les Atsem se voient attribuer de plus en plus de tâches et des responsabilités : éducation, animation, prise en charge d’enfants en situation de handicap, assistance à l’enseignant dans les pédagogies, les apprentissages et même parfois l’évaluation des enfants et depuis leur nouveau statut de 2018, ils font partie de l’équipe éducative.

Les Atsem sont en perpétuel apprentissage, ils mènent de front leurs missions en s’adaptant aux différentes pédagogies, en se formant constamment suivant les évolutions de la société.

Être Atsem est un métier pénible physiquement et psychologiquement mais celui-ci ne bénéficie d’aucun statut de pénibilité. Pourtant les Atsem souffrent pour une majorité d’entre eux des mêmes symptômes musculosquelettiques.

Beaucoup de ces agents présents pour la garde d’enfants des soignants pendant la période de confinement du Covid-19, toujours invisibles même à ce moment-là, se sont vu chargés de missions non régaliennes qui ne respectaient ni leur statut ni leur fiche de poste.

Plus que jamais aujourd’hui, les Atsem ont un vrai besoin de reconnaissance et d’une revalorisation de leur statut afin d’ouvrir des perspectives d’évolution dans la filière médico-sociale car aucune contrepartie ne leur est accordée en dépit de l’augmentation des missions et des responsabilités.

Pour renseigner, informer les agents et essayer de faire évoluer ce métier, des collectifs se sont créés comme ce collectif indépendant des ATSEM de France qui réunit 12.000 agents dans une douzaine de régions.

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